J’en ai marre du bruit pour masquer le vide

Je vais être très claire : j’en ai assez du bruit.

Assez de cette mise en scène permanente où l’on confond visibilité et légitimité, notoriété et compétence, exposition et impact. J’en ai assez de voir des personnes occuper l’espace en criant plus fort que les autres, en promettant monts et merveilles, en vendant des raccourcis, des recettes miracles, des transformations soi-disant accessibles à tous, tout de suite, sans effort, sans maturité, sans profondeur.

Ce n’est pas seulement fatigant. C’est insultant. Insultant pour les clients, qu’on prend pour des consommateurs naïfs. Insultant pour les métiers de l’accompagnement, du branding, du conseil, qui demandent du temps, de l’expérience, de la nuance et une vraie responsabilité.

 

Le personal branding n’est pas un déguisement marketing

Le personal branding n’est pas un costume que l’on enfile pour vendre plus. Ce n’est pas un concept fourre-tout que l’on s’approprie après avoir lu un livre ou suivi une conférence inspirante. Ce n’est pas une posture artificielle, ni un storytelling vide destiné à flatter l’ego ou à faire gonfler des chiffres.

Le personal branding est un travail de fond. Un travail exigeant. Un travail de cohérence entre ce que tu dis, ce que tu fais, ce que tu incarnes et ce que tu proposes réellement. Il demande de l’expérience, des ajustements, des erreurs, des remises en question, parfois des pauses. Il ne se décrète pas. Il se construit.

Et accessoirement, rappel utile : le Personal Branding® est une marque déposée en France. Ce n’est pas un mot magique que l’on s’approprie parce que ça fait bien sur un post LinkedIn.

 

Être discret ne veut pas dire être absent

Il y a quelques mois, une situation m’a frappée.
Quelqu’un cherchait des professionnels en personal branding sur Facebook. Des personnes ont cité mon nom et celui de ma mère. La réponse a été : « Je ne sais pas si elles sont encore en activité, on ne les voit pas beaucoup sur les réseaux. Elles ne font pas autant de bruit que d’autres. »

Oui, nous sommes en activité. Depuis des années. À accompagner, à former, à transmettre, à travailler dans la durée. Simplement, nous avons fait un choix. Celui de ne pas confondre travail sérieux et agitation permanente. Celui de privilégier l’humain, la relation, la confidentialité, la qualité du lien, plutôt que la surenchère visuelle et les démonstrations bruyantes.

Ne pas faire de ramdam ne veut pas dire ne rien faire. Ne pas être omniprésent ne veut pas dire manquer de légitimité. Et être calme n’a jamais été synonyme d’incompétence.

 

La visibilité n’est pas une fin, c’est une conséquence

Je n’ai rien contre la visibilité. Je n’ai rien contre les réseaux sociaux. Je n’ai rien contre celles et ceux qui sont à l’aise avec le grand public.

Mais pour moi, la visibilité n’est pas un objectif en soi. C’est une conséquence. La conséquence d’une marque claire, d’un positionnement cohérent, d’un message juste, adressé aux bonnes personnes — pas à tout le monde.

Je préfère une visibilité ciblée à une surexposition creuse, la constance à l’effet feu de paille et construire quelque chose qui tient dans le temps plutôt que de faire du bruit pendant six mois avant de disparaître.

 

Copier n’est pas créer, et encore moins accompagner

Autre sujet qui me fatigue profondément : la copie.
Voir des personnes reprendre des concepts, des mots, des approches, puis se proclamer expertes parce qu’elles ont “compris” ou “ressenti quelque chose”, c’est problématique. Copier n’est pas égaler. Copier ne remplace ni l’expérience, ni la maturité, ni le travail de fond.

Une marque personnelle ne se vole pas. Elle se vit. Elle se traverse. Elle se transforme avec le temps.

Vendre du rêve sans substance, du sable emballé dans des paillettes, ce n’est pas accompagner. C’est alimenter de la confusion.

 

Dans un accompagnement, le centre n’est pas le coach

Un point essentiel, souvent oublié : dans un accompagnement, la personne la plus importante n’est pas l’accompagnant. C’est la personne accompagnée.

Je ne crois pas au coach-star. Je ne crois pas à l’ego mis en avant comme preuve de compétence. Je crois aux espaces sécurisés, à l’écoute, au respect du rythme, à la confidentialité, à la responsabilité partagée.

Je marche à côté. Je n’avance pas à la place. Je n’impose pas. Je n’infantilise pas.

Ce que je défends, et ce que je refuse

Je défends une approche du branding et de l’accompagnement qui soit cohérente, éthique, durable et profondément humaine. Une approche qui respecte les individus, leur histoire, leurs doutes, leurs rythmes. Une approche qui ne vend pas des promesses intenables, mais qui aide à construire quelque chose de juste.

Je refuse le bullshit.
Je refuse le paraître vide.
Je refuse les raccourcis.
Je refuse de faire croire que tout est simple quand ça ne l’est pas.

Si tu cherches une recette miracle, une solution clé en main ou quelqu’un pour te dire quoi faire sans que tu aies à te questionner, ce n’est pas ici. Mais si tu veux construire une marque qui te ressemble vraiment, qui tient dans la durée, qui respecte qui tu es et ce que tu fais, alors oui, on peut se parler. Parce qu’au fond, ce que je défends, ce n’est pas la visibilité à tout prix. C’est la justesse. Et ça, ça ne fait peut-être pas de bruit, mais ça fait sens.

 

Aller encore plus loin ensemble ?

Et si tu ressens l’élan de cheminer avec moi, tu peux :
— suivre mes réflexions du moment sur Instagram
— découvrir les coulisses de l’agence sur LinkedIn
— commencer par un Instant-Clé si tu souhaites débloquer un point précis
— ou t’offrir un audit complet pour révéler ce qui demande à être réajusté

 

Chaque espace a sa vibration, son rythme, son intention. 🤍